Le marché immobilier en juillet 2026 : la data, pas le bruit.
Les médias annoncent une crise un mois, une envolée le suivant. Nous, on lit les chiffres — un par un, sourcés, dans leur histoire. Voici le point de marché que nous partageons à notre réseau, ouvert à tous.
Analyse à jour de juillet 2026 · Sources officielles citées · Informations générales, pas un conseil en investissement.
On ne réagit pas au bruit. On lit la donnée.
Le catastrophisme ambiant est souvent en retard d'un cycle, et rarement chiffré. La bonne méthode : jamais un seul indicateur, mais plusieurs à croiser — volumes, taux, prix, inflation, emploi, géopolitique — chacun raconté dans son histoire (d'où l'on vient, où l'on est, où l'on va). C'est ce qui permet à une équipe de rester sereine et d'avoir des résultats réguliers, pas en dents de scie.
Chute, point bas, rebond.
C'est l'indicateur central. Il raconte une histoire classique de cycle : l'euphorie post-Covid, la chute, le creux — puis le rebond, à bas régime mais net, en léger décalage.
Transactions dans l'ancien · cumul 12 mois
Été 2021 — L'euphorie post-Covid (pic historique)
Année 2025 — La reprise s'enclenche (+12 % sur l'année)
Fév. 2026 — Rebond confirmé (+11 % sur un an, cumul 12 mois)
Source : Notaires de France / CSN (bases notariales, cumul 12 mois, logements anciens). On reste environ 25 % sous le pic de l'été 2021 ; la zone d'équilibre — un « marché d'utilisateurs » — est estimée autour de 975 000 transactions.
Détendus — et stables.
Après un pic à plus de 4 % fin 2023, les taux ont nettement reflué et se sont stabilisés. Avec une BCE en pause, le crédit reste bien plus accessible qu'il y a deux ans — c'est un carburant direct pour la reprise des volumes.
3,31 %
Barème moyen sur 20 ans, juillet 2026 (CAFPI ; Pretto/April à 3,38 %).
3,00–3,10 %
Accessible aux meilleurs profils sur 20 ans.
En pause
La BCE marque une pause (léger +0,25 pt en juin 2026) : les taux d'emprunt restent stables.
Sources : CAFPI, Pretto, Meilleurtaux (juillet 2026). Le repère à garder en tête : le pic de plus de 4 % atteint fin 2023 — on en est aujourd'hui loin.
Ils repartent — avec de gros écarts locaux.
Après une quasi-stabilisation, les prix des logements anciens repartent légèrement : de l'ordre de +0,8 % sur un an. La baisse des volumes ne s'est pas transformée en effondrement. Mais la moyenne cache tout : point de méthode, les prix sont décalés de plusieurs années sur les volumes — repartis dès 2025, ils tirent doucement les prix derrière eux.
+1,4 %
Projection appartements sur un an (Notaires, fin fév. 2026) ; +0,4 % pour les maisons.
+1 à +3 %
Rythme annuel anticipé ensuite par l'INSEE, avec de fortes disparités (DPE, emplacement).
−5 % / +2 %
En Île-de-France : appartements en repli, maisons en hausse. La moyenne masque des marchés très différents.
Prix moyens de référence (Notaires-INSEE) : environ 3 410 €/m² pour un appartement, 2 150 €/m² pour une maison.
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Un voyant orange, sous contrôle.
L'inflation est remontée sous l'effet du choc pétrolier, mais elle reste maîtrisée : +1,8 % sur un an en juin 2026 (après +2,4 % en mai), pour une inflation sous-jacente autour de 1,5 %. L'INSEE table sur environ 2 % sur l'ensemble de 2026. Le point à surveiller de près, c'est l'énergie : +11,2 % sur un an. C'est ce poste qui alimente les taux longs.
+1,8 %
Inflation sur un an, juin 2026 (après +2,4 % en mai) — INSEE.
≈ 1,5 %
Inflation sous-jacente : le cœur des prix reste contenu.
+11,2 %
Énergie sur un an : le poste sous tension, effet direct du choc pétrolier.
Sources : INSEE, OFCE, Banque de France (juin 2026).
Un chômage qui remonte — mais à relativiser.
Le chômage s'établit à 8,1 % au 1ᵉʳ trimestre 2026 (BIT), soit +0,2 point sur le trimestre et 2,6 millions de personnes : c'est le plus haut depuis 2021. À lire avec méthode : on reste 2,4 points sous le pic de mi-2015, et une partie de la hausse tient à un effet statistique de la loi plein emploi (nouvelles inscriptions au RSA, jeunes). Un point de vigilance, pas un signal d'alarme.
Source : INSEE (enquête Emploi, T1 2026, mesure au sens du BIT).
La secousse venue de l'extérieur.
L'événement de l'année : le blocage de facto du détroit d'Ormuz (fin février 2026) a fait bondir le Brent de 62 à plus de 100 dollars, jusqu'à 115 dollars le 30 mars — la plus forte perturbation jamais observée sur le marché pétrolier. La transmission a été rapide : l'inflation française est passée de +1,1 % (février) à +1,9 % (mars). Nuance capitale : la France n'importe directement que 10 à 15 % de son pétrole de la région. Le risque est un choc mondial des prix, pas une rupture d'approvisionnement.
62 → 115 $
Le Brent, de fin février au 30 mars 2026 : plus forte perturbation de l'histoire du marché pétrolier.
10–15 %
Part du pétrole français importée directement du Moyen-Orient : la vulnérabilité est le prix, pas l'approvisionnement.
≈ +0,6 %
Croissance française attendue en 2026 (scénario Brent > 100 $ jusqu'à mi-année, puis ~80 $).
Sources : FMI, PwC, Banque Mondiale, Bpifrance. Analyse dédiée disponible sur notre page consacrée au sujet.
Le pattern du yo-yo : on est près du bas.
Un indicateur ne se lit jamais seul : on croise, et on compare à l'histoire. Le cycle immobilier long décrit par Phil Anderson dure environ 18,6 ans — grossièrement 14 ans de hausse pour 4 ans de baisse. Le pattern est toujours le même (on l'a vu au moment des subprimes) : ça baisse, ça touche un point bas, puis ça rebondit de façon quasi symétrique, avec un décalage. Volumes repartis, taux détendus, prix qui suivent : tout converge vers un bottom de cycle derrière nous — donc un rebond devant.
Qui vend ? Des gens qui ont un projet de vie.
On raisonne toujours « taux », jamais « vendeurs ». Or les données le montrent : environ 56 % des vendeurs ont 60 ans et plus, près des trois quarts, 50 ans et plus. Ils ne vendent pas parce que le taux a bougé de 0,2 point : ils vendent pour une succession, une retraite, un rapprochement familial, un changement de vie. Autrement dit, le marché est structurellement porté par des projets durables — la meilleure des protections contre les à-coups de conjoncture.
Feux verts, feux orange — zéro feu rouge.
Les volumes repartent
958 000 ventes sur douze mois (fév. 2026), soit +11 % en un an, après une année 2025 déjà à 945 000 (+12 %). Les Notaires parlent d'une « sortie progressive de la crise » — la zone d'équilibre est estimée autour de 975 000.
Les taux se sont détendus
Après un pic à plus de 4 % fin 2023, le barème moyen sur 20 ans est retombé autour de 3,31–3,38 % (juillet 2026), les meilleurs profils obtenant 3,00–3,10 %. La BCE est en pause : les taux d'emprunt restent stables.
Les prix tiennent
Quasi-stabilisation puis légère reprise, de l'ordre de +0,8 % sur un an (projections fin fév. 2026 : +1,4 % appartements, +0,4 % maisons). Pas de correction brutale — la baisse des volumes ne s'est pas muée en effondrement des prix.
Des vendeurs qui ont un projet de vie
Environ 56 % des vendeurs ont 60 ans et plus, près des trois quarts ont 50 ans et plus. Ils vendent pour une succession, une retraite, un changement de vie — pas au gré des taux. La demande est structurellement portée.
L'inflation importée qui repart
Le choc pétrolier lié au blocage du détroit d'Ormuz (fin fév. 2026) a relancé l'inflation : +1,8 % sur un an en juin (après +2,4 % en mai), avec une énergie à +11,2 % sur un an (INSEE). C'est le point à surveiller, car il pèse sur les taux longs.
Le chômage remonte légèrement
8,1 % au 1ᵉʳ trimestre 2026 (BIT), soit +0,2 pt sur le trimestre et le plus haut depuis 2021 — mais toujours 2,4 pt sous le pic de mi-2015, et gonflé en partie par un effet statistique de la loi plein emploi (nouvelles inscriptions).
Le verdict : une reprise engagée à bas régime. Quatre feux verts, deux points de vigilance (inflation importée, emploi), aucun feu rouge. Tout converge vers un point bas de cycle derrière nous. Rien qui justifie l'attentisme — tout qui justifie d'être bien accompagné.
Humilité de méthode : aucune prévision n'est une garantie. Les « cygnes noirs » (Covid hier, choc pétrolier aujourd'hui) ne s'anticipent pas — d'où l'intérêt d'être armé pour naviguer, plutôt que de parier.
La France a mieux amorti le choc.
Dernier réflexe de méthode : se comparer. Face au même choc pétrolier, la France s'en sort avec une inflation contenue (+1,8 % sur un an, sous-jacente à ~1,5 %) et une BCE qui peut rester en pause là où la Fed américaine, confrontée à une inflation plus vive, doit maintenir des taux plus élevés plus longtemps. Notre faible exposition directe au pétrole du Moyen-Orient (10 à 15 %) et un mix énergétique diversifié jouent en notre faveur : le choc est mondial, mais il se transmet ici de façon plus mesurée. C'est cette maîtrise qui garde les taux d'emprunt stables — et la reprise immobilière sur ses rails.
Prévision : le rebond, à bas régime.
Notre scénario central : la reprise se poursuit, sans emballement. Les volumes convergent vers la zone d'équilibre (~975 000), les taux restent stables autour de 3,3 %, les prix repartent doucement, l'inflation reste le seul vrai point à surveiller. Concrètement, pour un professionnel : on ne joue pas la montre, on cible les vendeurs à projet de vie (les 60 ans et plus), on rassure les acheteurs avec des taux redevenus abordables, et on soigne la donnée locale (le DPE et l'emplacement font tout l'écart). Être présent maintenant, c'est prendre position avant le plein rebond.
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Un point de marché tous les six mois ne suffit pas : le marché bouge en continu. Ce qui fait la différence entre un conseiller qui subit et un conseiller qui anticipe, c'est un réseau qui décrypte l'actualité en permanence et lui dit, concrètement, quelles actions et quel discours adapter. Seul, on lit les gros titres. Bien entouré, on a une longueur d'avance.
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Chez LGM Immobilier, l'analyse que vous venez de lire n'est pas un coup d'éclat annuel : c'est notre rythme. Un live avec les équipes tous les quinze jours sur l'actualité française, européenne et mondiale, des points de marché réguliers, et l'expérience de terrain d'un dirigeant qui retranscrit plus de vingt ans d'immobilier et la traversée de la crise des subprimes. L'objectif : que vous aimiez ce métier et que vous soyez armé pour traverser sereinement chaque tempête, au lieu de la subir.
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Marché immobilier 2026 : vos questions.
Le marché immobilier reprend-il vraiment en 2026 ?
Oui. L'année 2025 a totalisé 945 000 transactions dans l'ancien (+12 % sur un an), et à fin février 2026 le cumul sur douze mois atteint 958 000 (+11 %), ce que les Notaires de France qualifient de « sortie progressive de la crise ». La reprise est réelle mais à bas régime : on reste environ 25 % sous le pic historique de l'été 2021 (1 204 000 ventes), pour une zone d'équilibre estimée autour de 975 000.
Où en sont les taux de crédit immobilier en 2026 ?
En juillet 2026, les barèmes moyens sur 20 ans tournent autour de 3,31 % (CAFPI) à 3,38 % (Pretto/April), les meilleurs profils obtenant 3,00 à 3,10 %. Après un pic à plus de 4 % fin 2023, la détente est nette et se poursuit. La BCE est en pause (léger ajustement de +0,25 pt en juin 2026) et les taux d'emprunt restent stables.
Les prix de l'immobilier baissent-ils en 2026 ?
Non : après une quasi-stabilisation, ils repartent légèrement, de l'ordre de +0,8 % sur un an. Les projections des Notaires à fin février 2026 donnent +1,4 % pour les appartements et +0,4 % pour les maisons, et l'INSEE anticipe ensuite +1 à +3 % par an. Les écarts sont marqués (DPE, emplacement) : en Île-de-France, les appartements reculent d'environ 5 % quand les maisons gagnent 2 %. Rappel de méthode : les prix suivent les volumes avec retard.
Est-ce le bon moment pour devenir conseiller immobilier ?
Le marché est en reprise, les taux se sont détendus et la demande reste structurellement forte. Surtout, environ 56 % des vendeurs ont 60 ans et plus : ils vendent pour un vrai projet de vie (succession, retraite, déménagement), pas en fonction des taux. Le marché est donc porté par des projets durables. L'essentiel n'est pas d'attendre la « conjoncture parfaite », mais d'être armé pour naviguer dans toutes les conditions.
Faut-il s'inquiéter du choc pétrolier au Moyen-Orient pour l'immobilier ?
C'est le principal facteur d'incertitude de 2026 : le blocage de facto du détroit d'Ormuz (fin février 2026) a propulsé le Brent de 62 à plus de 100 dollars, jusqu'à 115 dollars le 30 mars, relançant l'inflation en France (de +1,1 % en février à +1,9 % en mars, INSEE). La France n'importe directement que 10 à 15 % de son pétrole de la région : le risque est un choc mondial des prix, pas une rupture d'approvisionnement. Nous consacrons une analyse dédiée à ce sujet — l'important est de comprendre le mécanisme plutôt que de subir le bruit.
Sources : Notaires de France / CSN (volumes, prix), INSEE (inflation, chômage, prix), CAFPI · Pretto · Meilleurtaux (taux), BCE (politique monétaire), FMI · PwC · Banque Mondiale · Bpifrance (choc pétrolier), Phil Anderson (cycle 18,6 ans). Analyse à jour de juillet 2026, à titre informatif ; ne constitue pas un conseil en investissement.
